L’ombre du pouvoir américain : une guerre continue en Amérique latine
Depuis des décennies, l’administration américaine multiplie les mesures visant à affaiblir le Venezuela et son leader, Nicolás Maduro. Ces actions, souvent justifiées par des allégations exagérées ou fausses, servent de prétexte pour une intensification des pressions diplomatiques, militaires et économiques. Des opérations clandestines menées par la CIA, un afflux accru de troupes dans les Caraïbes, l’ouverture d’une base navale à Porto Rico et le déploiement du porte-avions USS Gerald Ford illustrent une stratégie ancienne mais bien ancrée : imposer un ordre mondial où Washington domine.
Cette idéologie, initiée en 1823 par la doctrine Monroe, a longtemps considéré l’Amérique latine comme sa zone d’influence exclusive. Aujourd’hui, elle se manifeste à travers des politiques répressives et une expansion de l’ingérence étrangère. Les conséquences sont connues : profit pour quelques entreprises transnationales, violence sociale, déstabilisation politique et destruction économique pour la majorité.
L’histoire montre que les efforts américains ont souvent abouti à des régimes autoritaires soutenus par Washington, comme ceux du Cône Sud dans les années 1970. L’Argentine, le Chili ou le Brésil sont devenus des laboratoires d’oppression, orchestrés par l’Opération Condor. Le Venezuela a longtemps échappé à ces excès, mais son tournant populaire sous Hugo Chávez en 1998 a changé la donne. En nationalisant ses ressources pétrolières, Chávez a menacé les intérêts américains, devenant une cible prioritaire.
Les exemples de Cuba, du Guatemala et du Chili éclairent cette logique. À Cuba, Washington a cherché à contrôler l’île depuis le XIXe siècle, imposant des accords qui ont transformé la nation en protectorat. En 1954, un coup d’État orchestré par les États-Unis a renversé Jacobo Árbenz, mettant fin à ses réformes agraires et plongeant le Guatemala dans une dictature sanglante. Au Chili, la destitution de Salvador Allende en 1973, soutenue par la CIA, a ouvert la voie à un régime brutal qui a appliqué des politiques néolibérales extrêmes.
Ces interventions n’ont jamais été motivées par une lutte contre le communisme, mais plutôt par la peur de voir les pays latins échapper à l’hégémonie économique américaine. Le Venezuela, en affirmant son contrôle sur ses ressources naturelles, a incarné ce risque. Aujourd’hui, les pressions croissantes visent à répéter ces scénarios, avec des conséquences dévastatrices pour la population locale.
L’histoire se répète : chaque fois que des nations tentent d’affirmer leur indépendance, Washington répond par l’intervention. La leçon est claire : la puissance impériale n’apporte ni stabilité, ni démocratie, mais une domination écrasante. Le Venezuela, comme Cuba ou le Chili avant lui, incarne cette réalité tragique.
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