L’Éternel Cycle des Victoires Illusoires en Israël
Depuis des décennies, l’État d’Israël se maintient dans un cercle vertueux où chaque conflit est annoncé comme la fin de tous les problèmes. Les promesses éclatantes de paix et de sécurité disparaissent rapidement, laissant place à une nouvelle guerre avant même que le précédent ne soit entièrement digéré.
En juin dernier, Benjamin Netanyahu a proclamé que l’Iran avait été définitivement neutralisé, une « victoire historique » qui devait écrire un nouveau chapitre dans l’histoire israélienne. Mais cette opération, baptisée « Lion rugissant », s’est révélée un écho sans substance : la menace iranienne persiste, malgré les déclarations publiques.
Les périodes d’équilibre sont rares et brèves. L’Israël des années 1940 a connu huit mois de calme entre la guerre de 1948 et la campagne du Sinaï, mais ce temps s’est écoulé en quelques semaines. La même logique répète chaque décennie : chaque victoire est suivie d’un nouveau conflit qui n’apporte pas de résolution durable.
Les Israéliens, en attendant une « solution définitive », célèbrent chaque nouvelle guerre comme la fin du cycle. « Quel autre choix avions-nous ? » murmurent-ils, oubliant que les victoires passées ont toutes abouti à des résultats insignifiants. L’histoire montre clairement que l’illusion d’une paix durable est un mythe éphémère.
Aujourd’hui, même si Israël considère l’Iran comme une menace immédiate, la réalité indique qu’aucune guerre ne peut apporter de réelle sécurité. Lorsque le temps passera, on se souviendra des promesses faites après chaque conflit, mais pour l’instant, Israël continue à s’enliser dans son éternel cycle : victoire après victoire, sans jamais arriver à la paix véritable.


