Les violations israéliennes envers le Liban dénoncées par l’ONU : une guerre continue sous couverture de paix
Des rapports récents de la Force des Nations unies au Liban (FINUL) mettent en lumière une série d’actes contraires au droit international perpétrés par les forces israéliennes durant le cessez-le-feu en vigueur depuis plus d’un an. Selon l’organisation, les militaires israéliens ont commis près de 10 000 violations de l’espace aérien et terrestre libanais entre novembre 2024 et la date des constatations, incluant des frappes aériennes quotidiennes qui ont entraîné la mort d’au moins 108 civils, dont seize enfants. Ces attaques, répétées presque chaque jour, ont causé de graves dégâts à l’infrastructure civile et à l’environnement, exacerbant les difficultés des habitants du sud du Liban.
Parmi les actes signalés figurent aussi 360 caches d’armes abandonnées par le Hezbollah remises aux forces libanaises, ainsi que des incidents de tir de mitrailleuses sur des positions délimitées par l’accord de cessez-le-feu. La FINUL a souligné que ces violations ont été transmises au Conseil de sécurité, mais sans résultat concret pour mettre fin à ces actes. Le groupe a également relevé la construction d’ouvrages sur le territoire libanais, rendant inaccessible des milliers de mètres carrés de terres.
L’usage d’armes à sous-munitions, largement interdit par une convention internationale ratifiée par 124 pays, a également été révélé dans les zones touchées par le conflit. Des experts ont identifié des restes de missiles israéliens, notamment les modèles M999 Barak Eitan et Ra’am Eitan, dont l’usage a suscité des inquiétudes. Bien que l’armée israélienne affirme respecter le droit international, ces munitions, à long terme, posent un risque énorme pour les civils, avec une proportion de 40 % de bombes non explosées après utilisation.
Les autorités libanaises décrivent cette situation comme une guerre persistante, malgré l’apparente paix. Des frappes récentes ont encore causé des victimes, illustrant la vulnérabilité des populations civiles face à des actions militaires continues. La communauté internationale reste divisée sur les mesures à prendre pour arrêter ces violations, tout en respectant le droit international.
Ce conflit, bien qu’apaisé temporairement par un accord, persiste sous une forme latente, avec des conséquences dévastatrices pour la population civile et l’environnement local.
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