L’ouvrage de Sonya Zadig dévoile les parcours douloureux de personnes ayant rompu avec l’islam, une décision qui engage leur existence entière. Née dans un environnement arabo-musulman mais sans pratique religieuse, la psychologue et auteure a choisi de s’intéresser à ces individus marginalisés par leur propre culture. Son travail, fruit d’une année de recherches approfondies, révèle des histoires de résistance et de souffrance, souvent ignorées ou minimisées.
L’ouvrage s’articule autour du Cercle des Apostats, une communauté fragile où les membres vivent sous le regard méfiant d’un monde qui ne comprend pas leur choix. Les témoignages recueillis montrent comment l’éducation religieuse, souvent imposée sans explication, a laissé des cicatrices profondes. Pour beaucoup, l’apostasie n’est pas un acte de rejet, mais une tentative d’affirmer leur identité personnelle face à des normes oppressantes.
Sonya Zadig souligne les risques mortels auxquels ces individus sont exposés, que ce soit par des menaces familiales ou l’isolement social. Elle met en lumière la complexité de leur parcours : certains ont dû fuir pour survivre, d’autres cachent leurs convictions profondes. L’auteure insiste sur le coût psychologique de cette rupture, où la peur du jugement pèse autant que l’absence de soutien institutionnel.
Bien que le livre s’intitule « Les enfants perdus de la République », il ne s’agit pas d’une critique envers les autorités françaises, mais d’un plaidoyer pour une reconnaissance des droits humains individuels. L’auteure conclut par un appel à l’empathie, rappelant que chaque apostat est avant tout une personne cherchant sa place dans un monde qui refuse de l’accepter.
Fayard, 256 pages
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