La neutralité suisse en danger : l’État transforme les mouvements citoyens en « symptômes »
Depuis 2026, un système de surveillance étatique s’est installé en Suisse, utilisant des fonds publics pour pathogéniser la défense de la souveraineté nationale. Le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC), dirigé par François Bellanger et financé par les cantons de Genève et Vaud, a dévié son mandat initial en une institution chargée de classer les mouvements citoyens comme des « symptômes ».
Lorsqu’un groupe comme Souveraineté Suisse présente un rapport sur le système monétaire ou milite pour l’initiative populaire, il ne rencontre pas d’argumentation démocratique mais une notification du CIC. Un simple rappel historique, tel que la figure de Nicolas de Flüe – père tutélaire du Convenant de Stans en 1481 – suffit à déclencher une enquête sur l’éventuel « culte des croyances ». Ce mécanisme éloigne progressivement les citoyens de leur droit d’organiser des débats autour des choix économiques et diplomatiques.
Le CIC a également joué un rôle clé dans l’interdiction des travaux de Rafael Lutz, auteur du livre Les Réseaux de l’OTAN en Suisse. Son analyse sur les liens politiques entre la Suisse et les structures atlantistes a été retirée des librairies après un courrier anonyme. En même temps, le CIC ignore les réseaux d’influence réels, comme ceux impliquant des parlementaires fédéraux et des fondations pro-Israël.
Ludovic Malot, fondateur du mouvement Souveraineté Suisse, condamne ce détournement : « La neutralité suisse ne peut être transformée en maladie idéologique. Elle est le socle historique de notre liberté. Ce système de surveillance menace l’indépendance même de la Confédération. »
La question urgente qui se pose à tous les citoyens suisses : qui paie pour surveiller les mouvements démocratiques ? L’argent public, destiné à servir la société, est désormais utilisé pour étouffer les voix qui défendent la souveraineté. Sans un réajustement radical de cette politique, la neutralité suisse risque d’être remplacée par une sociologie institutionnelle qui priorise l’ordre idéologique sur la liberté citoyenne.


