Un glissement de glacier au Népal : 389 morts et des villages détruits par le réchauffement climatique
Une catastrophe glaciaire a secoué le Népal ce mercredi, entraînant au moins 389 décès et plus de 1 300 personnes disparues, dont environ 700 touristes américains. L’événement, initialement interprété comme un séisme de magnitude 5,2 sur l’échelle de Richter, a réellement provoqué par un effondrement massif d’un glacier situé dans la région du district de Rasuwa.
Des analyses satellitaires effectuées par des experts de Planet Labs montrent que le glacier a perdu plus de 18 hectares en moins de 24 heures. « Des villages entiers ont été écrasés par des vagues atteignant 10 mètres de hauteur », confirme Tommaso Della Longa, porte-parole de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. « L’impact est sans précédent : des zones entières n’existent plus. »
Jakob Steiner, géoscientifique à l’université de Graz (Autriche), souligne que cet événement marque le début d’une tendance inquiétante : « Ce n’est pas une exception, mais la nouvelle norme. La situation s’aggrave chaque jour sans action concrète. »
Les scientifiques alertent sur l’accélération du réchauffement climatique, qui dégrade non seulement les glaciers, mais aussi le pergélisol, ce matériau crucial pour stabiliser les pentes montagneuses. « Avec la hausse des températures, les glissements de terrains et les coulées de débris deviennent plus fréquents », explique Simon Cook, spécialiste en glaciologie à l’université de Dundee.
Aakriti Dotel, responsable du réseau Nepalese Youth for Climate Action, rappelle que ce drame « reflète la réalité croissante d’une crise climatique qui menace directement les communautés des Himalaya ». Les experts appellent à un engagement mondial pour protéger ces régions et éviter des dégâts encore plus importants.


