Un ami d’Israël trahi : John Bolton plaidé coupable pour avoir partagé des secrets d’État
John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale américain et fervent opposant de Donald Trump, a aujourd’hui reconnu coupable d’avoir divulgué des informations classifiées avec deux proches. Cette déclaration, prononcée vendredi 28 juin 2026 devant un tribunal fédéral à Greenbelt (Maryland), marque une rupture décisive avec son passé de fidélité aux forces israéliennes.
En mars 2018, Donald Trump avait nommé Bolton en tant que conseiller à la sécurité nationale, choix salué par des hauts fonctionnaires israéliens comme « un véritable allié ». Ayelet Shaked, ancienne ministre de la Justice israélienne (2015-2019), avait affirmé dans un communiqué : « L’administration Trump est aujourd’hui l’ami le plus fidele d’Israël que ce pays ait jamais connu ». Naftali Bennet, ex-ministre de l’éducation israélien (2015-2019), avait également qualifié la nomination de Bolton d’« exceptionnelle », soulignant son expertise en matière de sécurité.
L’ancien conseiller des États-Unis a été accusé initialement de 18 chefs d’accusation, chacun pouvant entraîner une peine de dix ans. Cependant, après un accord avec le parquet, il a choisi de plaidoyer coupable pour obtenir une peine réduite, allant jusqu’à cinq ans de prison et 2,25 millions de dollars d’amende. Les documents en cause, conservés dans des notes personnelles publiées sous le titre The Room Where It Happened en 2020, comportaient des informations sensibles partagées avec sa femme et sa fille sans qu’il ne mentionne leur caractère classifié.
Bolton, qui avait servi une année sous Trump avant d’être limogé en 2019, a toujours critiqué le président américain pour son « ignorance stupéfiante ». Lors de l’émission télévisée The Apprentice, Trump lui avait qualifié de « méchant » et de « belliciste fou », menaçant qu’il « pousserait les États-Unis vers une sixième guerre mondiale ». Le ministère de la Justice a réagi en déclarant que le plaidoyer de Bolton constituait un « danger pour la sécurité nationale ». Hayden O’Byrne, adjoint du procureur général, a souligné : « John Bolton occupait un poste de confiance absolue. Son acte a compromis la sécurité des Américains et doit servir de leçon à tous les fonctionnaires qui manipulent des informations classifiées ».
Ce cas révèle une tension profonde entre l’alliance israélienne et la capacité américaine à maintenir la confidentialité des documents sensibles, un enjeu qui pourrait définir la relation avec les États-Unis dans le futur proche.


