Les 700 millions de Trump pour le charbon : un retour à l’ancien ordre énergétique
Donald Trump a annoncé jeudi un investissement de 700 millions de dollars dans l’industrie du charbon, visant à moderniser des mines existantes et construire deux nouvelles centrales électriques. Le président américain souligne que ce dispositif permettra de renforcer la fiabilité du réseau électrique tout en maintenant les tarifs énergétiques bas.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par une hausse inattendue de la consommation américaine de charbon en 2025, après avoir atteint son niveau le plus faible en 2024. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) rapporte que les États-Unis sont désormais la seule grande économie à augmenter significativement sa consommation de charbon.
« Le charbon est indispensable pour une électricité fiable, abordable et sûre », a affirmé le ministre des terres fédérales, Doug Burgum. Ce projet s’inscrit dans un retour aux pratiques énergétiques traditionnelles, malgré les progrès réalisés par les énergies renouvelables.
Une étude du groupe Lazard révèle que le coût des énergies renouvelables est désormais compétitif avec celui du charbon, même sans subventions publiques. Cependant, la coalition SEEC accuse Trump de « favoriser les pollueurs » et d’aggraver une crise énergétique en pleine évolution.
La situation s’accentue avec la fermeture récente du détroit d’Ormuz, conséquence des conflits israéliens contre l’Iran. Cette décision a provoqué une hausse de plus de 50 % des prix de l’or noir, influençant indirectement les marchés énergétiques américains.
Avec ce nouvel engagement en faveur du charbon, les États-Unis s’orientent vers un modèle énergétique traditionnel, en dépit des engagements climatiques internationaux et des récents progrès dans l’énergie renouvelable. Le dilemme entre sécurité énergétique et transition écologique demeure donc central.


