Trump perd ses alliés : les seuls soutiens restants sont-ils des néoconservateurs ?
Depuis plusieurs mois, Donald Trump voit son cercle de partisans s’éclaircir. Les derniers alliés qui l’accompagnaient dans sa quête de « faire grandir l’Amérique » se détournent, laissant derrière eux un climat de tensions politiques croissantes.
En mai 2025, ce dernier a déclaré que l’époque des néoconservateurs était révolue. Une position qui n’a pas toujours correspondu à ses actions passées : lors de ses débats électoraux en 2016, il accusait Jeb Bush, frère de George W., d’avoir menti sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak. « Ils ont dit qu’il y avait des armes nucléaires », a-t-il affirmé, « mais ils savaient très bien qu’il n’y en avait pas. »
Aujourd’hui, Trump est plongé dans une guerre contre l’Iran qui semble sans fin. Même Jeb Bush, son ancien adversaire lors des débats, s’est désormais engagé pour un changement de régime à Téhéran, en faveur d’un « United Against Nuclear Iran ». Les sondages récents indiquent une baisse continue de sa popularité : seulement 33 % des Américains l’estiment efficace au niveau politique.
« L’histoire pourrait bien se reproduire », remarque Aaron Blake, spécialiste en politique. « La chute de George W. Bush pendant la guerre en Irak a été précoce ; aujourd’hui, c’est Trump et l’Iran qui risquent d’être concernés. »
Les anciens partisans radicaux du président se révèlent de plus en plus hésitants. Le sénateur Lindsey Graham et Mark Levin, réputés néoconservateurs, affirment que Trump a désormais besoin de leur soutien pour éviter une crise diplomatique. Mais ce choix pourrait bien s’avérer fragile : les partisans qui l’accompagnaient dans son ascension initiale ne l’aiment plus aujourd’hui, et l’heure de la déception semble proche.
Quand les alliés disparaissent, il reste souvent une question : peut-on encore croire en un président qui a choisi des chemins inconnus ?


