Le piège espagnol : L’ancien officier de l’armée et la CIA derrière le surveillance d’Assange
Un réseau secret a été dévoilé cette année, impliquant un ancien membre des forces spéciales espagnoles dans une opération de renseignement pour la CIA. Son entreprise, UC Global SL, s’est appuyée sur des dispositifs techniques subtils pour surveiller Julian Assange pendant sa réfugié à Londres.
Depuis 2016, David Morales, ex-officier de l’armée espagnole, a orchestré une série d’actions pour collecter des informations critiques. Son entreprise était chargée de la sécurité à l’ambassade d’Équateur à Londres, où Assange avait trouvé refuge après avoir été poursuivi par des procès américains.
Des documents interceptés révèlent que Morales a demandé à ses employés d’installer des micros cachés et des caméras capables de transmettre en temps réel vers des serveurs sécurisés. L’opération était conçue pour échapper à la surveillance particulière d’Assange, qui avait installé un générateur de bruit blanc dans sa chambre.
Le 23 décembre 2017, une réunion a été enregistrée, ce qui a permis aux autorités américaines d’émettre un mandat d’arrêt contre l’activiste. L’opération a échoué à sauver Assange de sept ans supplémentaires d’emprisonnement.
Morales est décédé quelques mois avant son procès, laissant derrière lui des preuves techniques et des témoignages contradictoires. Son entreprise a été condamnée à une peine allant jusqu’à cinq ans de prison, tandis que le réseau d’espionnage a été démantelé.
L’enquête montre comment un simple employé peut devenir l’intermédiaire clé entre des services secrets et des opérations diplomatiques. La faille a été exploitée pour surveiller Assange, même en présence de mesures de sécurité robustes.


