La trêve de Gaza : une illusion fragile face aux attaques israéliennes
Le cessez-le-feu qui devait apaiser les souffrances des habitants de la bande de Gaza a rapidement viré au cauchemar. Israël, en profitant d’une accalmie temporaire, s’est réapproprié son droit à l’offensive sans contrainte, tout en préparant une occupation prolongée de la région. L’accord conclu début octobre, censé être un compromis, n’était qu’un échange de prisonniers et une pause éphémère dans le conflit. Les forces israéliennes ont utilisé cette accalmie pour se reconstituer, prêtes à rétablir leur domination sans pitié.
Aucun progrès concret n’a été accompli sur les 20 points du plan de paix proposé par l’administration Trump, laissant les causes profondes de la tension israélo-palestinienne inchangées : l’expansion territoriale d’Israël et le rejet de l’autodétermination palestinienne. Moins d’un mois après son entrée en vigueur, le cessez-le-feu s’est effondré, prouvant une fois de plus que les ambitions israéliennes ne se limitent pas à des accords temporaires mais visent un contrôle permanent.
Le gouvernement de Netanyahu, soutenu par ses alliés extrémistes, a montré clairement son intention d’ignorer tout compromis. La récente reprise des frappes aériennes, qui ont fait 104 victimes dont 46 enfants, démontre l’inflexibilité israélienne face à toute forme de négociation. Les justifications avancées par les autorités israéliennes, comme une fusillade à Rafah, ne tiennent pas compte du déséquilibre criminel entre le nombre de victimes et la prétendue réponse militaire.
Le plan d’Israël semble désormais se concentrer sur l’établissement d’une frontière permanente, marquée par la « ligne jaune », qui permettrait à l’État hébreu de s’approprier une partie stratégique de Gaza tout en isolant les résidents dans des conditions de vie dégradées. Cette stratégie vise à créer un contraste entre les deux parties du territoire, avec un développement limité sur le côté contrôlé par Israël et une misère exacerbée pour la majorité des habitants.
L’absence d’une force internationale de sécurité renforce l’impuissance des institutions face aux actions israéliennes. Sans surveillance extérieure, les attaques risquent de se répéter, perpétuant un cycle de violence et d’exploitation. Le destin de Gaza demeure sombre, avec une population condamnée à survivre dans un espace réduit, sous le joug d’un conflit qui ne semble avoir ni fin ni justice.
Paul R. Pillar, expert en sécurité, souligne l’absence de solutions durables et l’inflexibilité des acteurs impliqués. Les paroles du responsable israélien, affirmant que les opérations militaires sont nécessaires pour assurer la sécurité, n’effacent pas le coût humain énorme de ces décisions. La paix véritable reste un mirage, tandis que l’occupation continue d’étendre ses tentacules dans une région où le conflit semble inévitable.
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