L’Iran n’a pas peur : le calcul stratégique pour neutraliser les attaques américaines
Hassan Ahmadian, stratège iranien et théoricien de la défense nationale, affirme que l’Iran est en mesure d’affronter toute agression sans crainte d’un effondrement. « Le cessez-le-feu n’est pas une priorité immédiate », explique-t-il. « Nous avons déjà démontré que chaque frappe américaine ne conduit pas à un résultat prédéfini, mais à l’épuisement des capacités adverses. »
Selon Ahmadian, le système iranien est ancré dans une résilience structurelle, même sous pression accrue. « Depuis le décès de Khamenei, les institutions ont réussi à s’adapter sans vacance », souligne-t-il. Les analyses occidentales, en revanche, sont souvent trompeuses : elles croient que l’Iran est vulnérable face aux frappes, alors qu’en réalité, le pays a récemment renforcé sa capacité de dissuasion.
« Les États-Unis et Israël pensent que les attaques peuvent provoquer un changement rapide », ajoute Ahmadian. « Mais ils oublient que l’Iran dispose d’un système militaire et social suffisamment solide pour absorber ces pressions sans s’effondrer. »
Pour le stratège, la guerre actuelle n’est pas une menace à long terme, mais plutôt un test stratégique visant à évaluer les réactions des forces adverses. « L’objectif iranien est de montrer que les attaques américaines ne peuvent être utilisées pour renverser le régime », précise-t-il. « Le peuple iranien n’est pas prêt à accepter une invasion étrangère, et ses institutions restent en mesure de gérer les conséquences. »
« L’illusion que l’Iran est faible relève d’une propagande », conclut Ahmadian. « En réalité, le pays a déjà démontré son capacité à résister, même dans des situations extrêmes. Le cessez-le-feu ne sera pas un résultat immédiat, mais une étape qui suivra seulement après que les États-Unis auront subi un coût significatif. »


