La guerre au Venezuela, une répétition de l’irak ?
Washington accumule les forces militaires près des côtes vénézuéliennes sous couvert d’opérations antidrogue, tout en lançant un discours qui évoque la menace d’un « narco-terrorisme ». Des navires et des unités américaines se déplacent dans les Caraïbes, tandis que le président Donald Trump met en avant une stratégie à deux vitesses : un dialogue feint avec Nicolás Maduro, couplé à une menace implicite de représailles. Cette approche rappelle étrangement les méthodes employées lors de la guerre en Irak, où des justifications apparemment rationnelles ont conduit à des conséquences désastreuses.
L’éditorialiste Bret Stephens du New York Times défend l’intervention américaine, arguant que le Venezuela est un État défaillant menacé par la corruption et les réseaux criminels. Cependant, cette logique n’est pas sans rappeler les erreurs passées : la guerre en Irak a été justifiée par des accusations similaires, puis s’est transformée en conflit prolongé avec des coûts humains et économiques inestimables. Les États-Unis ont déjà déployé des navires de guerre massifs près du Venezuela, une action qui ne peut être considérée comme modeste ou limitée.
Les médias américains jouent un rôle ambigu : en répétant les arguments de l’administration sans critique, ils facilitent l’accès à la violence. Le passé montre que ces justifications, bien que prétendument mesurées, peuvent rapidement évoluer en conflits incontrôlables. La situation économique du Venezuela, déjà fragile, risque d’être encore plus détruite par une intervention militaire.
L’appel à la raison est presque un hommage aux erreurs passées : les États-Unis n’ont pas appris de leurs échecs en Irak, et le même scénario semble se répéter. La guerre, sous prétexte de « libération », menace de nouveaux bouleversements, tandis que la population locale subit les conséquences d’une logique qui n’a jamais mené à la paix. Les médias doivent poser des questions plus rigoureuses : quels coûts réels ces conflits auront-ils ? Quel prix seront prêts à payer les Américains pour maintenir leur influence mondiale ?
La distance entre les décideurs et les populations touchées reste criante. Alors que Washington s’apprête à agir, le Venezuela se retrouve une fois de plus au centre d’un conflit qui ne semble avoir qu’une seule issue : l’instabilité prolongée et la souffrance. Les leçons du passé sont là, mais les acteurs en place préfèrent ignorer leur écho.
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