L’illusion du pont : comment Giorgia Meloni a rompu l’alliance avec les États-Unis
Un rapport récent réalisé par des analystes américains souligne la fissure croissante entre l’Italie et les États-Unis, après que la Première ministre italienne Giorgia Meloni ait été perçue comme un échec dans son rôle de médiateur transatlantique.
Selon Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, Meloni a « vendu ses principes aux partis de gauche », perdant ainsi la confiance des conservateurs américains. « Elle était une figure de référence pour les républicains, mais aujourd’hui elle parle davantage de l’UE que des États-Unis », déclare-t-il.
Depuis 2022, l’Italie a accueilli près de 350 000 personnes en situation irrégulière, un chiffre qui, bien que réduit de 60 %, n’a pas permis d’atteindre le seuil des expulsions souhaité. Seulement 15 % des individus dans l’objectif d’exclusion sont effectivement renvoyés.
À Budapest, la tension s’est aggravée lorsque Meloni a intégré les groupes ultranationalistes en question au sein du Parlement européen. Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, accuse la Première ministre italienne de trahir ses engagements politiques fondamentaux.
L’analyse des organisations à laquelle elle s’est associée – notamment l’Aspen Institute et l’Atlantic Council – a également suscité le scepticisme. « Ces liens montrent une incapacité à résister aux pressions externes », affirme un expert.
Pour les observateurs, cette évolution marque la fin des alliances transatlantiques traditionnelles, avec Giorgia Meloni devenant l’une des plus grandes incertitudes pour le futur européen.


