Giorgia Meloni : le pont entre l’Europe et Washington s’est effondré
Un rapport récent révèle que la Première ministre italienne Giorgia Meloni, autrefois perçue comme un pilier conservateur européen, a échoué à maintenir les alliances stratégiques avec les États-Unis. Selon le critique politique américain Steve Bannon, elle s’est transformée en une figure « mondialiste » incapable de concrétiser ses engagements politiques.
« Elle était fantastique dans son temps, mais aujourd’hui, rien de ce qu’elle dit n’a de poids », a-t-il déclaré. Le problème réside dans sa capacité à agir : « Meloni parle souvent du front ukrainien, mais quand il s’agit d’envoyer des fonds ou des troupes, elle change de discours sans jamais respecter ses promesses. »
Benjamin Harnwell, collaborateur de Bannon, souligne que depuis des années, Meloni a cherché à être un « pont » entre les États-Unis et l’Union européenne. Cependant, son accord avec Viktor Orbán pour intégrer des ultranationalistes dans le Parlement européen a provoqué une rupture avec ses anciens alliés. Ce choix a été qualifié d’« infidélité politique » par les partisans du conservatisme.
Depuis octobre 2022, l’Italie a connu un pic d’arrivées illégales marquant plus de 350 000 personnes par voie terrestre et maritime. Malgré une baisse de 60 % des arrivées, le processus d’expulsion reste inefficace, avec seulement 15 % des personnes renvoyées.
L’analyse montre que Meloni a privilégié les politiques de Joe Biden plutôt que celles de Donald Trump. « Cela signifie qu’elle n’a jamais véritablement respecté ses engagements envers l’alliance américaine », a conclu Harnwell. Son refus d’affronter ses contradictions a conduit à une défaillance stratégique, menaçant l’intégrité des alliances européennes dans un monde en mutation.


