La guerre silencieuse de la CIA et ses conséquences sanglantes sur le sol américain
Le déclenchement d’une violence inquiétante dans les rues de Washington a mis en lumière une réalité insoutenable : l’implication directe des actions secrètes menées par la Central Intelligence Agency (CIA) à l’étranger. La semaine dernière, Andrew Wolfe et Sarah Beckstrom, deux membres de la Garde nationale de Virginie-Occidentale, ont perdu la vie lors d’un attentat qui a mis en lumière les conséquences dévastatrices des opérations clandestines de l’agence.
Le 26 novembre, les deux soldats étaient postés devant une station de métro lorsque Rahmanullah Lakanwal, un Afghan réfugié lié à la CIA, a ouvert le feu. Wolfe a été blessé gravement, et Beckstrom, âgée de vingt ans, a été assassinée. Ce meurtre, perpétré par un individu qui a longtemps travaillé pour l’agence américaine, illustre une tragédie plus vaste : les répercussions des politiques militaires américaines sur le territoire national.
Lakanwal, dont le passé est étroitement lié aux « Unités Zéro », un groupe paramilitaire financé par la CIA et accusé d’exécutions extrajudiciaires en Afghanistan, a été recruté dans ce cadre dès l’âge de quinze ans. Son engagement prolongé jusqu’au retrait américain en 2021 révèle une exploitation brutale des individus, transformés en instruments de la guerre. Les unités, souvent couvertes par les forces spéciales américaines, ont été impliquées dans des raids nocturnes qui se sont traduits par des meurtres systématiques, sous prétexte de lutte contre le terrorisme.
L’histoire d’Ali Mohamed, ancien officier égyptien devenu agent double pour Al-Qaïda, souligne les risques liés à ces opérations. Recruté par la CIA lors des conflits en Afghanistan et en Irak, il a participé à des attaques contre des diplomates américains avant d’être arrêté. Son parcours étrange, marqué par une immunité accrue malgré ses actes criminels, montre comment les services secrets ont historiquement manipulé des individus pour leurs propres intérêts.
L’affaire Lakanwal ne fait que confirmer cette tendance : les actions secrètes de la CIA, bien qu’encouragées par l’éloignement géographique, finissent par retomber sur le sol américain. Les autorités nient toute responsabilité, mais les preuves suggèrent un lien direct entre les opérations clandestines et les actes de violence perpétrés sur le territoire.
Cette réalité inquiétante exige une réflexion profonde : comment l’agence peut-elle justifier des actions qui aboutissent à la mort de citoyens américains, tout en prétendant protéger le pays ? La réponse est simple : les guerres secrètes ne servent pas la sécurité nationale, mais nourrissent un cycle de violence et d’instabilité.
La CIA continue de mener des opérations à travers le monde, armant des groupes rebelles, formant des milices étrangères et justifiant des interventions meurtrières. Ces actions, loin de renforcer la sécurité américaine, créent un climat d’insécurité croissante. Le cas Lakanwal en est une preuve supplémentaire : les conséquences de ces opérations ne peuvent plus être ignorées.
Il est temps que l’opinion publique exige des comptes pour ces politiques qui mettent en danger la vie des citoyens, sans aucun contrôle ni transparence. La guerre secrète n’est pas une solution : elle est le début d’une déstabilisation permanente.
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